19
Nov
2025
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Et le Grand Chasseral vibre !

On peut simplement se contenter d’habiter et rester passif dans sa région. Ne rien souhaiter de plus. Personnellement, je préfère véritablement « Être » dans ma région, me fondre en elle et en ressentir la moindre petite énergie qui circule dans ses artères.

Avec ses vallées, vallons et plateaux, la région du Grand Chasseral palpite intensément au sein de ce grand canton alémanique bernois. Depuis plusieurs années, ces soubresauts prennent corps à travers diverses stratégies coordonnées destinées à promouvoir ses richesses. Ces vibrations émotionnelles ont encore haussé d’un cran ces dix derniers jours sous l’impulsion des institutions régionales, à commencer par la Chambre d’économie publique Grand Chasseral.

La liste des rencontres organisées impose une certaine forme de respect : en début de mois, inauguration de l’espace culturel de la Fondation Grand Chasseral avec l’exposition Zones sensibles qui invite à questionner nos modes de consommation ; Il y a moins de 10 jours, organisation des États généraux de l’industrie en réaction aux délires douaniers du président américain ; la semaine passée, soirée réseautage entre les membres de la marque Grand Chasseral ; mardi soir, une table ronde sur l’avenir des médias de la francophonie bernoise.

Au CIP, à Tramelan, ou à La Couronne, à Sonceboz, quel que soit le sujet sur le devant de la scène, cette addition de petits frémissements a pour objectif de valoriser cette minorité culturelle et linguistique unique avec « cette responsabilité collective de pérenniser cette richesse », comme l’a si bien souligné le maire de Tramelan Hervé Gullotti en introduction à l’ouverture de la soirée sur la réorganisation de l’espace médiatique régional.

Pour aborder les différentes thématiques, la région a la chance de compter sur des personnalités possédant un vécu et une expérience précieuse : actrices et acteurs culturels qui bougent les codes, responsables industriels qui défendent l’innovation ou la formation, ou encore des journalistes qui racontent l’identité régionale par une proximité immédiate avec la population. Dans tous ces corps de métiers (et ceux que l’on oublie encore) résonnent notre géographie et notre manière d’être, avec ses particularités et ses contradictions. Au fil de ces rendez-vous, je considère que c’est une véritable chance d’être le témoin de ces ondulations positives qui rayonnent sur notre territoire et sur notre histoire.

Il y a pourtant les absents.

Au cours de ces rencontres, les intervenants et intervenantes, comme le public présent, s’interrogent bien souvent sur le rôle d’une jeunesse que l’on souhaite former, qu’on voudrait cultiver ou encore développer l’esprit critique. Elle manque à ces événements. Un peu à l’image d’une certaine forme de mixité sociale. Il serait agréable de la développer. On y croise toujours les mêmes têtes… à commencer par la mienne. Comme l’a confessé Nicoletta Cimmino, Directrice éditoriale de Gassmann Media, en parlant d’elle-même, « On ne s’intéresse pas toujours à la politique ou à l’actualité à 15 ou 17 ans. » Néanmoins, croyons en cette jeunesse pour alimenter prochainement le cœur de notre région.

Et moi, dans tout ça, je continue de m’imbiber de cette culture si particulière. Avec un plaisir non dissimulé, je perçois doucement la métamorphose d’une région qui dévoile enfin toutes les qualités qu’elle n’osait révéler au reste de la Suisse.

Le cercle de ses représentants n’est pas fermé. C’est à chacune et chacun de s’emparer du rôle d’ambassadrice ou d’ambassadeur de la région. Et pour porter le message le plus loin possible, il s’agit prioritairement d’être définitivement convaincu que le Grand Chasseral est la plus belle terre du monde. D’en être fier.