Enquêtes poétiques
Dans mes récentes lectures se confondent deux poèmes, l’un et l’autre flottant dans l’air telle une évanescence un peu mystique circulant entre deux territoires mythiques : La Mésopotamie et la Corne de l’Afrique.
4Dans mes récentes lectures se confondent deux poèmes, l’un et l’autre flottant dans l’air telle une évanescence un peu mystique circulant entre deux territoires mythiques : La Mésopotamie et la Corne de l’Afrique.
Roule encore4L’attrait pour l’art et la culture est une posture qui paraît parfois hautaine. On la considère comme désaccordée de la réalité, c’est souvent un enjeu politique dans la quête des subventions. Jeudi dernier, la Faitière culturelle Grand Chasseral s’est fendue d’une table ronde destinée à comprendre les mécanismes qui visent à séduire un nouveau public.
Roule encore4Dans ma relation avec The National Geographic Society, il y a un acte fondateur : un livre offert par ma grand-mère à l’occasion du Noël de l’année 1989. Il retrace 100 ans d’aventures et de découvertes des exploratrices et explorateurs de l’organisation scientifique.
C’est un joli pavé de près de 500 pages comprenant des centaines de photos réparties par décennie ou thématiques : cités perdues, guerres (parfois oubliées), explorations spatiales ou mythiques (Expédition Citroën Centre-Asie) constituent la diversité des clichés d’un ouvrage que j’ai feuilleté des centaines de fois.
Plus tard, au milieu des années 90, je flirtais souvent avec la version anglophone du célèbre magazine à l’immuable cadre jaune qui entoure la page de couverture. À l’époque, la version française n’existait pas encore. Je m’acharnais donc à tenter de la déchiffrer, sans vraiment de succès. L’attrait charnel pour ce magazine ne m’a jamais permis de maîtriser la langue de Shakespeare. La mission de Jean-François Champollion était bien plus ardue.
Courrier des lecteurs
Autant dire que la publication d’une édition française en octobre 1999 fut un véritable soulagement. Abonné de la première heure, j’ai même eu la surprise de voir mon nom apparaître dans le courrier des lecteurs du numéro 39 de décembre 2022. J’arrive avec une remarque plutôt insignifiante sur la couverture de l’édition de septembre 2022. J’apparaissais ainsi aux côtés de lectrices et lecteurs en provenance des États-Unis, de Tunisie ou de Belgique.
À l’époque, la lecture du National Geographic accompagnait mes nombreux trajets en TGV Lyria entre la France et la Suisse. Les 4 heures de voyage se déroulaient dans l’espace, les déserts ou les fonds marins. Tout au long de ces années, le magazine a su se montrer innovant dans ses maquettes, gardant comme unique point de repère le cadre jaune.
Aussi, quel choc en débutant la lecture de l’éditorial de l’édition d’octobre 2025 : « Le magazine que vous tenez entre vos mains est un peu particulier. Il s’agit en effet du dernier numéro de National Geographic France édité par Prisma Media ». Malgré les promesses d’une édition riche en découvertes et explorations sociales, naturalistes et scientifiques (une équipe de Hockey au Kenya, la préservation des tigres du Bengale ou encore un article sur les nouvelles méthodes d’évaluation de la taille d’une montagne), j’ai ressenti une certaine tristesse à l’idée qu’un tel monument de la presse puisse se retrouver sans éditeur francophone.
Au fil des années, le magazine a évolué. Il s’est aminci de quelques pages et a perdu les magnifiques cartes qui s’étalaient en plusieurs volets à l’intérieur ou faisaient l’objet d’un encart séparé pour se déployer dans un joli format A2, avec force de détails et d’information. Je n’ai jamais loupé ce rendez-vous mensuel.
210 cm de linéraire
26 ans et 313 numéros plus tard, cette belle collection occupe environ 210 cm de linéaire de ma bibliothèque, formant une très belle ligne du Pantone 810 C (4 couleurs CMJN 0, 16, 83, 2). Aussi, l’annonce de la « recherche d’un nouvel éditeur français pour continuer l’aventure » m’a laissé ce goût d’inachevé. Le titre de l’éditorial « Le mot de la FIN » s’est accompagné de ce que j’espère encore n’être qu’un au revoir. Pour la première fois depuis plus de deux décennies, il manque donc une rubrique dans cette édition d’octobre 2025, celle de la page précédant la 3e page de couverture : « Dans le numéro de novembre 2025… en kiosque le… »
Le génie humain est parvenu à sauver le Tigre du Bengale de la région de Similipal, en Inde, du risque dégénératif lié à la consanguinité. J’espère le même destin à ma dose d’aventures et de découvertes mensuelles. Malgré les bouleversements technologiques et économiques en cours qui perturbent le bon fonctionnement du monde de l’édition et de la presse, le défi me semble encore jouable.
Théodore Monod est l’un de ces explorateurs et scientifiques qui ont bercé ma jeunesse. J’ai encore en tête des images télévisuelles de cet homme – reportages sur ses expéditions – et bien sûr quelques tirades extraites de ses livres consacrés au vivant. Hier soir, j’ai eu le plaisir d’assister à une représentation de la troupe de théâtre La Marelle retraçant la vie du célèbre ichtyologue.
Roule encore4Il y a fort longtemps, j’avais découvert Le Ventre de l’Atlantique, de Fatou Diome. Puisant dans ses souvenirs, l’autrice franco-sénégalaise y relatait une Europe fantasmée par un jeune Africain qui souhaitait y trouver sa réussite dans le football, en France. Sa demi-sœur, qui y vit depuis plusieurs années, tente de l’en dissuader.
Roule encore4Cela fait trois ans qu’Anya rêve de planter une Viorne obier, très simplement depuis le début du conflit armé qui oppose deux pays chers à son cœur, la Russie et l’Ukraine.
Roule encore5Au détour de la lecture de cette biographie en BD de Sergio Salma retraçant les 27 premières années de vie de Vincent van Gogh, il y a cette recommandation de l’artiste hollandais à son frère Théo dans une lettre datée du 10 août 1874 : « Promets-moi de lire cet ouvrage. » Le titre du bouquin dont il est question fut assez intriguant pour que, 151 ans plus tard, je franchisse la porte de la librairie du Pierre-Pertuis pour me le procurer.
Roule encore4Je ne suis pas un visiteur très assidu du festival Chant du Gros. Néanmoins, accompagnant ma fille qui, en revanche, en devient une aficionado sans faille, j’ai assisté hier à la dernière soirée de l’édition 2025.
Roule encore4Inspiré (et un poil envieux) par le talent de mon ami Mathieu D. à poser des mots manuscrits sur une feuille de papier, je me suis placé en pâle imitateur afin de retrouver la gestuelle naturelle de l’écriture. Terminé le clavier pour fixer mes premières pensées, place aux stylos 4 couleurs et aux cahiers d’écolier.
Roule encore3
« N’écris que lassé d’observer. »
Jules Renard, avril 1898